Merci donc à Marine Riguet de m’avoir adressé son « premier livre de poésie » paru dans la petite collection rootleg de chez maelström reEvolution. Fugue à divers sens du terme, cet ensemble de poèmes enchaîne ses formes à la fois libres et denses en multipliant les figures le plus souvent indécises de fuite, d’effacement et de disparition /apparition. Le texte fait ici signe vers une grande disparité de mondes, intérieurs, extérieurs, passés, présents comme à venir, jouant du caractère le plus souvent général ou indéfini de ses référents. C’est qu’ici semble surtout ne compter que le mouvement. Le passage. Ouverture à la fois et refermement. Dans une conscience de son dire comme un autre et fuyant visage. L’œuvre, encore en incomplète gestation. À porter un jour au soleil. Attendu devant soi.
Chacun à notre place nous sommes les acteurs de la vie littéraire de notre époque. En faisant lire, découvrir, des œuvres ignorées des circuits médiatiques, ne représentant qu’une part ridicule des échanges économiques, nous manifestons notre volonté de ne pas nous voir dicter nos goûts, nos pensées, nos vies, par les puissances matérielles qui tendent à régir le plus grand nombre. Et nous contribuons à maintenir vivante une littérature qui autrement manquera à tous demain.
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