mercredi 30 janvier 2019

À LIRE ! DÉNONCIATION D’UN BEL EXEMPLE DE KLEPTOCRATIE MODERNE. LE SOLILOQUE DU ROI LÉOPOLD DE MARK TWAIN.


Les éditions L’œil d’or, qui ont entrepris en 2004, de se lancer dans la publication des œuvres de Mark Twain en faisant appel à la même illustratrice, Sarah d’Haeyer et surtout au même traducteur, Freddy Michalski, bien connu des amateurs de romans noirs américains pour ses traductions notamment d’Ellroy, de James Lee Burke ou d’Edward Bunker, viennent de sortir un ouvrage qui, par les temps qui courent, ne devrait pas manquer d’intéresser un certain public. Celui que révolte le cynisme ou l’hypocrisie par lesquels les puissances qui sont parvenues à conquérir le droit de nous gouverner tendent à dissimuler, tant à leurs yeux qu’à ceux des autres, les ravages que leur politique, causent au sein des populations qu’elles devraient avoir pour vocation de protéger.


mardi 22 janvier 2019

PÉQUENOT DU COSMOS. PIERRE IVART. UN GRAND ARTISTE DE NOTRE TEMPS


« Je parlerai dans ce poème/ D’un monde qui a déjà bien avancé dans son recul… Dans sa/ Dévastation. » Ce monde dont entreprend de nous parler Ivar Ch’Vavar, dans La vache d’entropie que viennent de publier les éditions Lurlure, s’il est bien celui d’abord de son enfance, ce petit territoire rural du Pas-de-Calais sis entre Montreuil-sur-Mer et Berk, est en réalité bien plus vaste. Plus vaste aussi sans doute que celui qu’il appelle sa Grande Picardie Mentale, à ne pas confondre avec ce qui se fait aujourd’hui frauduleusement appeler Hauts-de-France et qu’il ne peut s’empêcher d’appeler Hauts-de-Merde. Il me semble être tout simplement, le monde, notre monde à tous, non seulement celui que le grand troupeau des « politiciens, journalistes, communicants, et même "intellectuels", philosophes déclarés, psychanalystes pour le prime time des télés » passé aux ordres du capitalisme, a fini par imposer à chacun d’entre nous et que l’auteur figure, à sa manière, sous les traits de l’automobiliste pressé, « vague forme, en buste, massif et obtus, raidi derrière les vitres de sa bagnole sinistre» mais celui qui en profondeur se confond avec notre destinée d’être, jeté un jour dans la Grande Pâture des existences, pour s’en aller, plus ou moins droit, vers la mort.

vendredi 11 janvier 2019

D’ÂME & DE CHAIR. EXERCICE DE L’ADIEU DE JEAN-PIERRE VIDAL.

LE TINTORET SUZANNE ET LES VIEILLARDS VIENNE
Il est des livres dans lesquels j’ai plus de difficulté à entrer que d’autres. Ainsi les ouvrages à caractère moral reposant sur des successions d’aphorismes. Je crois que l’évolution de ma propre pensée m’a progressivement éloigné de tout ce qui, formule générale, concept ou autre, tend à emprisonner la réalité dans l’obscure abstraction des structures closes.

mercredi 9 janvier 2019

ACTUALITÉ DU SONNET ? SANS ADRESSE : LE CHANT D’EXIL DE PIERRE VINCLAIR.

Le Fuxing Park Shanghai, Source Wikipedia
Tenter de rendre compte dans son détail et ses mille et une subtilités de l’ouvrage de Pierre Vinclair que les éditions LURLURE, viennent de m’envoyer en compagnie d’un autre bien intéressant ouvrage d’Ivar Ch'Vavar que je compte avoir le temps de lire plus attentivement dans les semaines qui viennent, est une tâche à laquelle je préfère ne pas me risquer, conscient de ne pouvoir rivaliser avec l’acuité du regard critique et l’ampleur réflexive de l’auteur de Terre inculte, ouvrage consacré par Vinclair à donner tout en la commentant pas à pas, sa propre traduction du Waste land de T.S. Eliot.

lundi 7 janvier 2019

2019. SI NOUS CESSIONS NOS CONCERTS D’OISEAUX ?


CONCERT D'OISEAUX DE PAUL DE VOS

LA MAISON SNIJDERS & ROCKOX dans la belle ville d’Anvers est une de ces maisons-musées dont je me dois de recommander à chacun de ne manquer la visite sous aucun prétexte. Inutile d’en faire ici la présentation : tout se trouve aujourd’hui sur le net ; notamment un excellent guide du visiteur téléchargeable en PDF.

Dans la partie qui fut autrefois le logis du célèbre peintre de nature morte, Snijders, le visiteur découvrira deux de ces intrigants Concerts d’oiseaux dont le maître de maison contribua, par une grande toile aujourd’hui exposée au Musée de l’Ermitage, à lancer la vogue tant à Anvers qu’à Londres où des peintres comme Jan Fyt, Paul de Vos, Melchior d’Hondecoeter, Jan Van Kessel et Jakob Bogdany en déclinèrent de multiples versions.