vendredi 24 mai 2024

ANTHOLOGIE DECOUVREURS : PASCAL COMMERE, GARDER LA TERRE EN JOIE.



 

 S’il me faut aujourd’hui revenir
saluer la terre, arpenter
chemins et sentiers à la tombée du jour,
cependant qu’émerge dans l’hiver alentour
la clarté chétive des pierres entraperçues
entre les mousses des murs.

jeudi 23 mai 2024

SELECTION DECOUVREURS 1998-2024 !


 

ÇA DONNERAIT PRESQUE ENVIE DE TOUT RECOMMENCER.



Passé le temps de la récupération voici quelques images qui serviront de souvenirs à propos de la toute dernière journée de remise du Prix des Découvreurs qui cette année aura mis à l’honneur l’ouvrage de François Coudray, Ça veut dire quoi partir. On appréciera la convenance de ce titre pour une journée où nous tirons nous-mêmes, comme on dit, notre révérence, fiers d’avoir contribué à notre échelle à une plus grande diffusion de la poésie de notre temps et désireux maintenant d’employer notre temps d’une manière plus libre, vis-à-vis notamment des calendriers et des institutions.

De cette journée j’ai tout aimé. Non bien entendu que ce soit la dernière, ce qui ne va pas sans un certain sentiment de deuil, mais pour commencer, la complicité qui m’a immédiatement relié à la personne du lauréat, François Coudray à travers nos échanges à la tombée du soir exceptionnellement ensoleillé, là, sur la baie de Wimereux. L’accueil parfait qui nous aura été réservé le matin dans ce lycée de Boulogne-sur-Mer, le lycée Branly où j’aurai excercé durant tant et tant d’années et où je compte toujours de fidèles et amicaux soutiens. Mes retrouvailles avec Laurence Vielle et Vincent Granger pour les performances offertes aux élèves l’après-midi au théâtre Monsigny. L’enthousiasme de ces quelque 160 jeunes et de leurs professeurs découvrant ces interventions. La chaleur du dernier salut qu’ils nous ont personnellement adressé. Puis la belle complicité du soir à notre Foyer/Poésie de Monsigny entre le public d’amis présents qu’auront réellement transportés aussi bien la lecture en musique de François Coudray que l’inépuisable et communicative énergie de Laurence et Vincent. On aura aussi dansé. Chanté. Échangé. Sans trop voir le temps passer. Jusqu’à ce très petit matin où j’aurai accompagné jusqu’à la gare une Laurence Vielle devant repartir sur Bruxelles avant de se rendre le soir même à Toulon pour le festival des Eauditives…

Pour tout cela je dis merci. À la vie bien sûr qui m’aura pas mal gâté en me faisant connaître tant et tant d’auteurs et d’artistes avec lesquels j’aurai passé de si bons moments. À tous ceux aussi qui m’auront soutenu avec plus ou moins d’énergie. Et m’auront accordé leur indispensable confiance ainsi que leur assistance. Ils sont trop nombreux pour que j’en fasse une liste qui inévitablement incomplète m’amènerait à ne pas faire justice à tous.

Le Prix des Découvreurs, c’est fini. Mais l’esprit des Découvreurs ne peut que demeurer. Ses traces ne demandent qu’à être, même autrement, suivies et l’aventure qu’à être continuée. Ite ! Comme disait Hugo de son exil à Guernesey, dans une lettre fameuse à Charles Baudelaire. C’est le mot de la poésie.

lundi 20 mai 2024

POUR LA TOUTE DERNIÈRE DU PRIX DES DÉCOUVREURS.

CLIQUER POUR DÉCOUVRIR LES RÉALISATIONS DES ÉLEVÉS

 

Plaisir de recevoir aujourd’hui pour le partager sur ce blog le lien vers les travaux réalisés dans le prolongement de leur participation au Prix des Découvreurs, par les élèves d’une classe de Secondes du lycée Carnot de Bruay la Buissière où j’aurai également eu la chance, cette année, d’être accueilli deux fois, la première pour évoquer le travail du poète, la seconde pour y présenter Milène Tournier.

Demain au théâtre Monsigny, ces jeunes accompagnés par leurs professeurs auront la chance d’assister à la remise du Prix à François Coudray, dans ma bonne ville, comme on dit, de Boulogne. D’assister aussi à la performance de Laurence Vielle et de son musicien Vincent Granger. Mais aussi de lire quelques-uns de leurs textes.

Ce sera bien de les avoir avec nous pour cette toute dernière.

De se dire en repensant à travers eux à cette aventure qui aura duré plus d’un quart de siècle qu’elle n’aura pas été vaine. Et qu’avec tous ces jeunes, leurs professeurs, les auteurs, les éditeurs, tous ceux qui nous auront fait confiance, nous aurons été bien accompagnés.

 

dimanche 19 mai 2024

À PROPOS DU DERNIER LIVRE DE PIERRE VINCLAIR ET D’UN CERTAIN « FLAIR POÉTIQUE ».


 

Je m’apprêtais hier à partager le poème ci-dessus extrait de parmi tout ce qui renverse, poème dont je constate qu’il me parle toujours tellement, en dépit de l’impossibilité où je demeure de le traduire en une claire et complète signification quand commençant à lire le tout dernier ouvrage de Pierre Vinclair, Vision composée, dans lequel l’auteur partage avec nous ses réflexions à l’occasion de la traduction qu’il entreprend d’une vingtaine de poèmes d’Emily Dickinson, j’ai ressenti cette émotion somme toute assez rare de voir que certains des passages que je lisais éclairaient de façon lumineuse la démarche à laquelle ce poème, me semble-t-il, sacrifie.

Voici.

lundi 13 mai 2024

DEUX POÈTES LA PLUIE : PASCAL COMMÈRE ET JEAN-CHRISTOPHE BELLEVEAUX.

 

Cliquer pour ouvrir le PDF

Je ne sais si c’est l’effet de ces six derniers mois où j’aurais eu l’impression que partout la pluie m’aura suivi, pénétré, allant jusqu’à liquéfier le peu de courage qui me reste, mais c’est un fait que ces deux beaux textes puisés (oui !) dans mes lectures en cours, avec lesquels je voudrais commencer aussi à donner suite à notre Prix des Découvreurs, m’auront immédiatement fait signe.

PRIX DES DÉCOUVREURS. LA LISTE FINALE DE TOUS NOS LAURÉATS.


 

samedi 11 mai 2024

PUBLIER DE LA POÉSIE SUR LES ESPACES NUMÉRIQUES. MARAIS DE GUINES, PETITE SUITE HERBACÉE AUX VERTUS FORTIFIANTES, EXTRAITE DE PARMI TOUT CE QUI RENVERSE.



 

Aujourd’hui – ça faisait trop longtemps – bon soleil, vent tombé, odeurs de terre, le parfum d’un lilas… C’est un matin de promenade. À divaguer avec le chien… Non. Je ne partage pas l’avis de ceux qui pensent que les espaces numériques librement ouverts à notre curiosité ne sont pas faits pour y partager des formes quelque peu exigeantes de poésie. Tout medium, on le sait, présente ses avantages qui se font toujours au détriment de quelque chose. Si l’avantage du numérique est son apparente gratuité, sa facilité et sa rapidité d’accès, sa capacité à affranchir les auteurs des conditions matérielles, économiques, commerciales et relationnelles auxquelles oblige l’édition traditionnelle[1], on ne doit pas sous-estimer que la démarche consistant à parcourir des yeux un texte proposé sur un fil d’actualité Facebook ne peut être la même que celle conduisant l’acheteur d’un livre à lire ce même texte l’esprit déjà bien disposé, chez lui, voire à la terrasse d’un café. Toutefois quand on sait combien peu nombreux sont ceux qui achètent vos livres, combien sont encore infiniment moins nombreux ceux qui vous font part de leur réaction, la tentation du numérique n’est pas sans séduction.

jeudi 9 mai 2024

AUTOUR D’ALPAREGHO / PAREIL À RIEN QUE RESSORTENT LES ÉDITIONS LURLURE. ÉCHANGE AVEC HÉLÈNE SANGUINETTI.

 

C’est le grand mérite, entre bien d’autres, des éditions lurlure que de ne pas hésiter à publier de nouveau des textes parus certes, il y a de nombreuses années mais rendus malheureusement inaccessibles, par le défaut de leur éditeur. On ne remerciera donc pas assez Emmanuel Caroux d’avoir récemment repris Et voici la chanson d’Hélène Sanguinetti et aujourd’hui encore l’extraordinaire Alparegho, Pareil-à-rien, de la même, pour les remettre à la disposition des véritables amateurs de poésie.

Je suis depuis très longtemps le travail d’Hélène Sanguinetti, depuis son tout premier ouvrage, paru chez Flammarion, De la main gauche exploratrice, paru en 1999. À la sortie d’Alparegho, je lui adressai une lettre pour la remercier de son envoi. Je crois intéressant, surtout après avoir publié hier sur ce même blog l’extrait d’une longue réflexion de Charles Asselineau sur les manques de la critique littéraire, de partager ici l’échange, datant de septembre 2005, dont cet envoi fut pour Hélène et moi l’occasion. Comme nous sommes loin de la superficialité des échanges suscités par l’impatiente bousculade des réseaux sociaux !

 

Chère Hélène,

 

Je viens de terminer Alparegho.Tellement insolite et audacieux. Il m'apparaît comme un oratorio,  une cantate, plutôt, pas exactement faîte encore pour les temps présents mais pour ces temps à venir, dépossédés de nous, de notre histoire, temps alzeimhériens où ne subsisteront en l'homme, que bribes de ce qui l'aura, jusqu'ici, constitué, intelligence, perceptions, sentiment douloureux de l'altérité généreuse du monde…