Heureux de rassembler ce matin sur l’une de mes tables de travail ces 4 livres que des poètes amis ont mis ces derniers jours entre mes mains. N’étant pas encore tout à fait une I.A. je ne saurais proposer ici de note de lecture précise sur ces divers ouvrages que j’ai fait poser en attendant sur une belle lithographie de Jean Messagier qui fut à ce que j’en sais une figure de passage entre l’abstraction lyrique et la pensée écologique avant la lettre. Camille et moi ayant récemment participé à une rencontre orchestrée par François Coudray autour de l’écologie poétique et le recueil de ce dernier plaçant l’herbe en préambule, je ne puis m’empêcher sachant à quel point l’herbe, l’herbe au vent – phlomis herba-venti, est chère aussi au cœur de mon ami Jean-Pierre dont je connais bien le vieux jardin picard, je ne puis m’empêcher donc, de placer leur recueil sous le signe de cet artiste qui sculptait aussi le sable, la neige ou les herbes fauchées. Ne dédaignait pas non plus ces vieux murs couverts de signes auxquels dans son ouvrage s’intéresse Camille. Et s’efforçait comme nous y invite depuis toujours Laurence, de nous donner la force d’habiter mieux ce monde compliqué, amplifiant en majuscules, comme elle l’écrit, les existences minuscules.









