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mercredi 12 mars 2025

À PROPOS DES SONNETS DE LA BÊTISE ET DE LA PARESSE DE BERTRAND GAYDON AU CORRIDOR BLEU.

On connaît, ou peut-être que non, la bien suggestive formulation de Mallarmé parlant de la danse, plus précisément de la danse telle que mise en espace par la Loie Fuller, comme ce dégagement multiple autour d’une nudité, grand des contradictoires vols où celle-ci l’ordonne.

Lecture faite du recueil des Sonnets de la bêtise et de la paresse, publié au Corridor bleu par Bertrand Gaydon, ce passage des Divagations me paraît fournir un assez bon point de départ pour y réagir[1]. On sait, toujours pour reprendre Mallarmé, à quel point la forme sonnet peut se montrer par les contraintes mêmes qu’elle impose, débordement intarissable de significations multiples, obligeant ses auteurs à de spirituelles acrobaties stimulant de partout l’esprit en recherche de sens.

vendredi 30 avril 2021

UN ART POÉTIQUE EN FORME DE VÉLO DÉGLINGUÉ ? SUR LE DERNIER LIVRE DE FANNY CHIARELLO AUX ÉDITIONS DE L’ATTENTE.

Oui, comme une sorte d’épopée travestie, hésitant entre genres sérieux, burlesque et héroï-comique, cette Geste permanente de Gentil-cœur par laquelle Fanny Chiarello nous conte en lignes – difficile ici de parler de vers - de onze pieds de long, son désir un peu fou de recroiser le chemin d’une joggeuse de 17 ans aperçue dans un parc un rien chagrin de l’ancienne commune minière de Sallaumines, entre rocade d’autoroute et lotissement populaire.

Afin de retrouver la belle dont le souvenir l’obsède, l’autrice/narratrice décide à la suite d’un large et réjouissant examen de la situation, exposé en prologue, de tenir une Permanence de onze jours en ce lieu, pour quoi, résidant à quelque trente-cinq kilomètres, il lui faut courageusement enfourcher sa rossinante monture dénommée Mon Bolide, un vieux vélo aux roues voilées, aux freins insignifiants, dépourvu de vitesses, de suspension, aux pneus de plus quasi impossibles à regonfler !

vendredi 19 mars 2021

PARUTION. CONFIGURES DE TYPHAINE GARNIER AUX ÉDITIONS LURLURE.

Je signale bien que ne l’ayant pas encore lu le nouvel ouvrage de Typhaine Garnier. Une jeune poète dont le premier livre, Massacres, chez le même lurlure m’avait comme on le verra si l’on se reporte à la note que je lui avais à l’époque consacrée, pas mal intéressé. Ici l’auteur semble suivre un chemin proche quoique inverse, s’ingéniant à confiturer/reconfigurer à sa façon toujours terriblement inventive et drôle, à tous les sens et même un peu fripon du terme, la réalité crue et désespérément banale de sa propre existence. À bonne température (102 à 103 °) montée.