Certaines questions d'enfants ont la puissance des énigmes philosophiques. Naïves d’apparence, elles obligent les adultes à considérer ce qu’ils passent par ailleurs leur vie à contourner. Qu'est-ce que tu feras quand tu seras morte ? demande ainsi dans un rêve la fillette qu’elle fut à Geneviève Peigné, ancienne co-organisatrice, on s’en souvient, du bien regretté festival Samedi poésies dimanche aussi.
Pour Geneviève Peigné qui ne dispose d’aucune des certitudes qu’offrent les religions et ne croit donc ni en la survie de l’âme au sein d’un quelconque paradis ni en la métempsychose qui la réincarnerait -horreur ! – en cochon ou en araignée, la réponse pourrait n’être qu’un simple « rien ». La question fournit pourtant ici la matière d’un livre, certes court mais d’une grande liberté, qui retiendra l’attention de tous ceux qu’exaspèrent les discours pontifiants et les patheux boniments du moment.



