jeudi 29 mars 2018

AMANDINE MAREMBERT, PRIX DES DÉCOUVREURS 2018.


C’est à Né sans un cri, un ouvrage d’Amandine Marembert  publié aux éditions des Arêtes, qu’ira le prix des Découvreurs 2018. J’ai eu déjà l’occasion de dire ici le bien que je pensais de cet ouvrage qui au-delà de ses grandes qualités littéraires, ce qui n’est pas toujours le souci premier de la plupart de nos jeunes lecteurs, témoigne d’une profonde sensibilité à une question à laquelle ces derniers se montrent généralement plus réceptifs, qui est celle de la différence. De notre capacité aussi à comprendre, à accueillir l’altérité. De la plus ou moins grande plasticité intérieure qui nous est nécessaire pour ne pas ériger notre mode particulier et plus ou moins commun d’être, en absolu.


Amandine Marembert
Ce sont les poètes, les vrais, qui parlent le mieux de leurs confrères. Ainsi c’est à Christiane Veschambre, à la façon dont elle a su me donner envie de la lire, que je dois de m’être penché avec plus d’attention sur le travail d’Amandine Marembert. Aussi, rien ne me réjouis donc plus aujourd’hui que la perspective de voir Amandine et Christiane, rassemblées le vendredi 13 avril à Boulogne-sur-Mer, la première pour recevoir son Prix, la seconde pour nous parler avec son compagnon Aimé Agnel, de Paterson, ce beau film de Jarmusch auquel elle vient de consacrer Ils dorment, un court mais bien émouvant texte, à l’Antichambre du Préau.


Bien sûr nous aurons une pensée pour ceux et celles avec lesquel(le)s nous avons cette année travaillé et sommes intervenus dans de nombreuses classes. Samantha Barendson d’abord dont le livre Machine arrière, publié à la Passe du vent a rassemblé sur lui un bon nombre de suffrages. Marlène Tissot et Sophie G. Lucas ensuite qui chacune au cours des rencontres auxquelles elles ont participé ont su faire apprécier encore davantage leur ouvrage  respectivement publié par La Boucherie Littéraire et la Contre Allée. 


Quant aux livres qui ont apparemment moins arrêté la curiosité des jeunes à qui nous les avons proposés que leurs auteurs n’en soient pas trop déçus. Ils ont aussi chacun trouvé leurs partisans. Et rencontré des publics qu’ils n’étaient pas habitués à croiser dans les circuits traditionnels.


Oui, comme je l’ai écrit lors de la précédente édition, la poésie sort à nouveau renforcée dans l’esprit de nombreux jeunes mais aussi de leurs professeurs qui en ont découvert la vitalité, la nécessité et pris davantage conscience que cette forme d’écriture ne peut se réduire à n’être à l’école qu’un support d’exercice destiné à préparer les épreuves anticipées du bac.


Un grand merci alors à tous ces esprits curieux et ouverts qui nous ont fait confiance. À tous les jeunes qui ont fait l’effort de s’investir dans les découvertes que nous leur avons proposées. Et félicitations encore une fois à Amandine Marembert pour son succès mérité. Que le plaisir de chacun enfin soit grand lors de notre journée officielle de remise où notre lauréate rencontrera pour la première fois des classes issues de notre ville de Boulogne-sur-Mer qui auront aussi la chance de découvrir Nicolas Vargas dont tout le monde s’accorde à penser le plus grand bien et la bien talentueuse Lili Frikh qui figurera dans notre prochaine sélection.