
Où nous voyagerons
des berges du lac Michigan à celles du golfe d’Aden en passant par les cases des
Bijoux de la Castafiore d’Hergé, des couloirs d’hôpitaux, oscillant du
temps de la douleur à celui espéré de la fête, à la poursuite d’un sens qui
même recherché à travers le passé reste toujours devant soi, à venir. On y
entendra le cri de Tarzan, peut-être celui des hyènes évoquées dans certaines
lettres de Rimbaud l’africain. On mourra avec nombre d’illusions pour mieux
renaître parmi les mille et une pattes d’oiseau des signes. On passera par les
proses, le sonnet, les vers blancs… tous les types possibles de justification. Cela
pourra venir en rafales, en murmures, sous formes de relevés, de notations, de creusements,
de croisements, d’invocations, d’évocations, de traductions, transpositions, célébrations,
fustigations… La poésie est toujours belle qui va du cœur jusqu’aux confins. Puis
se retourne. Hâte, maintenant qu’avec l’arrêt du Prix des Découvreurs ma
liberté de lectures m’est redonnée entière, de suivre un peu plus à la trace, ces
livres qui rappellent à quel point notre monde et ses images sont divers. Et
attendent par nous d’être mieux accueillis.