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Il y a quelques semaines, alors que je continuais à m’employer à transformer en jardin ma petite oliveraie à quelques kilomètres au-dessus de San Remo, Sylvie Durbec m’a confié un court texte à propos de ce qui l’attachait quant à elle à l’ensemble de cette Ligurie dont elle lit et parfois aussi traduit, depuis bien longtemps, les poètes.
Forme assez singulière de cartographie littéraire, ce texte convoquait les voix de Montale, Caproni, Sbarbaro, Campana, Calvino, non comme des références savantes mais d’attachants compagnons de route, chacun éclairant pour notre autrice une certaine manière d’habiter le monde.
Ce texte très personnel m’a touché et j’ai trouvé bon de le partager sur ce blog. On y verra comment un territoire géographique par l’intermédiaire de sa poésie peut devenir un espace de résonances où se croisent souvenirs, mythologies familiales, hypothèses généalogiques, et rêveries d’appartenance. Bref un nouvel espace de langue et de filiation.
Les poètes qu’évoque rapidement ici Sylvie Durbec sont assez mal connus de nous. Comme est généralement aussi méconnue cette région d’Italie que les touristes réduisent à ces fameuses Cinque Terre qu’ils contribuent d’ailleurs par leur affluence massive à rendre aujourd’hui infréquentables. Merci donc à elle pour ce que son texte propose en profondeur à la découverte. Et de nous rappeler que le vrai lieu de notre habitation ne se confond pas toujours avec notre adresse postale.

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