Puissant et très ouvertement hors-normes, l’ouvrage de Vincent Tholomé, intitulé . L’EXISTENCE . est de ces livres comme on en lit peu : un livre électrisant, galvanique, dont chaque ligne, page après page, se prend comme une décharge, la poésie ne visant plus ici à faire joli, joli, sinon intéressant, mais à secouer, réanimer, ne serait-ce qu’une poignée de secondes, notre animal humain.
Divisé en quinze constellations qui regrouperaient une série de lettres adressées à toute une liste d’amis désignés par des pseudos à consonance russe, Danil Danilov, Anton Artov, Martina Tinskaya… le livre de Vincent Tholomé se présente comme la réécriture en forme de 882 poèmes d’un ensemble hétéroclite de « papiers divers, lettres manuscrites » d’un certain Anton Nijkov que l’auteur aurait par hasard découverts lors d’une exploration urbaine en compagnie de Gauthier Keyaerts, « au troisième étage d’un immeuble en ruine d’un site industriel à l’abandon ».






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